Mon noël chez vous.

Bonjour,

 Je suis Poupina. Vous ne me connaissez surement pas, mais moi je vous connais !  Les gens qui me « know » disent que je suis une fouine. Je suis partout et à tout moment. Mais la particularité ultime est que je n’ai pas la langue dans ma poche. Je regarde, analyse et surtout critique tout ce qui a lieu dans la ville de Douala. J’adore les débats et surtout les polémiques ! Pour le premier épisode de ma chronique, je vais vous raconter comment j’ai passé Noël à Douala chez certains d’entre vous.

Les sujets plus croustillants arrivent. Je ne voulais pas vous faire peur, j’ai décidé de commencer en douceur. Vous me retrouverez très régulièrement sur le site de Douala C’Koment. Je compte sur vous pour faire un peu de publicité de mes chroniques sur vos réseaux sociaux. Le Hashtag à utiliser est le suivant : #LesChroniquesDePoupina ! Je sais il est long, mais bon que voulez-vous ! Après si vous avez vraiment la flemme, vous pouvez aussi écrire #LCDP (mais je n’aime pas trop).

 Bienvenue à tous et à toutes !

 N’hésitez pas à me poser des questions et adresser des suggestions de sujets  par e-mail via :doualackoment@gmail.com !

 Apres une nuit du réveillon passée en famille et plutôt bien arrosée (de jus et d’eau), au repas bien copieux, ou nous nous sommes racontés  anecdotes, et  souvenirs, il était prévu pour moi de rester couchéee jusqu’à bien tard  ce 25 décembre, de me faire réveiller aux alentours de 13h par ma petite sœur qui m’appellerait déguster le magnifique repas de Noel concocté par maman. Mais comme inspiré par le Seigneur, ou la magie de Noel, il m’a paru presque nécessaire d’aller voir comment l’arrivée du Christ se célèbre dans notre ville, comment elle se célèbre chez vous.

 Malgré la fatigue, je décide de me rendre à l’église pour assister à la messe de Noel. Car il y’a rien  de mieux que de démarrer un 25 Décembre en rendant grâce au Tout Puissant. Direction Cité-cic ou plus exactement « BP-cité »à l’église catholique du coin. Nonobstant le retard, sur mon trajet je prends la peine d’observer les mouvements autour de moi. Je m’aperçois alors que certains, très nombreux même, ont prévu de faire leurs achats le jour-j meme. Vêtements, poulets, pallettes de jus, des clients il y’en a pour tous les produits. Ndokoti, le plus grand carrefour d’Afrique Centrale pour certains, est bondé de monde alors qu’il n’est que 9h du matin. Plus étonnant encore les bars et snacks qui longent la route sont presqu’encore à moitié plein. Aux femmes de ménages se mêlent les derniers clients bouteilles de bière à la main, se trémoussant sur une piste de danse déjà vide, se rendant à peine compte que le jour s’est levé depuis belle lurette. La moto me dépose enfin devant l’église. Je suis en retard, mais heureusement ce n’est pas encore l’heure de l’homélie. Une homélie pendant laquelle le prêtre a tenu à mettre en avant les raisons même de la fête de Noel. L’on retiendra de la bouche du Père que cette date célèbre la venue de Jésus fils de Dieu parmi nous, une arrivée, pour apporter le pardon, la vérité, et la paix dans le monde. La naissance et la vie de Jésus devrait nous enseigner l’humilité et nous unir avec le Seigneur. Car en acceptant Jésus fils de Dieu nous acceptons Dieu. Il a insisté sur la nécessité pour les parents de transmettre ce message à leurs enfants. Car si l’on dit souvent que Noel est la fête des enfants, il est important qu’ils comprennent l’essence même de cette fete. La messe était animée par une magnifique chorale dont les chants m’ont presque fait danser. Ce que j’aurais certainement fait si je n’avais pas eu honte. La messe terminée, je me rends alors compte que très rarement j’ai vu autant de monde aussi bien vêtu : des petits garçons avec des costumes, des complets jeans, des petites filles aux robes de princesses, on croirait voir Blanche Neige et autres Cendrillon.

 Il est temps pour moi de quitter la Cité-cic,et de me rendre à Ndog-Bong précisément chez la famille Mbem. Une famille de quatre enfants en plus des parents et de la grand-mère venue pour l’occasion. Sapin extrêmement bien décoré, d’un côté le bruit de la voiture du jeune Nicolas 7ans et de l’autre Mimi 5ans jouant à la poupée avec sa grand-mère, et papa caméscope à la main pour immortaliser tout cela. Sur la grande table de la salle à manger, braisé de poulet, mbongo’o de porc, ndolè aux crevettes, le tout accompagné d’un magnifique bordeaux, et des jus de chez nous, frittes de pomme et de plantain. Sans oublier la saucisse douala, le miondo pour accompagner le ndolè. J’en salivais, malheureusement je devais quitter cette belle famille pour honorer l’invitation de la grande famille Ekoka à New-Bell. Les sachant plus modestes que mes premiers hotes, je savais que le menu ne serait pas aussi conséquent. Mais quel accueil ils m’ont réservé : musique à fond la caisse, le garçon ainé qui m’invite à danser, très beau jeune homme je tiens à le préciser. Bouillon de bœuf et poulet au menu, en plus des bouteilles de jus d’un litre. Peu pour certains mais dont est très fière cette famille. Avant de se mettre à table, ils me font comprendre que chez eux la tradition veut qu’on danse d’abord, qu’on lance des cris de joie. Apres quelques cris, je décide de me retirer et de terminer mon périple à Akwa-Nord. Là j’assiste à quelque chose de complètement différent. Les habitants d’un bloc ont décidé de tous se rassembler. Apres cotisation, chaque famille s’est vu confier la cuisson d’un plat spécial. Ce 25 un espace a été aménagé pour que puissent s’installer tout le monde, et partager tous les plats concoctés, et du bon vin blanc de chez nous(le matango),et que dire de ces joueurs de balafon installés tout à côté. Je n’ai pas pu me rendre chez vous tous et dans tous vos quartiers, mais je suis persuadée que vous vous êtes battus pour que la fête soit belle pour vous et vos proches.

 Permettez-moi d’avoir une pensée pour tous ceux qui nous ont quitté cette année et particulièrement ce mois. Bonnes fêtes à tous.

 Je reviens très bientôt avec ma première chronique piquante. Attention Douala, je suis là désormais. Je ne vais pas vous lacher. Cachez-vous si vous savez, ne m’inviter plus, sinon votre divers sera dehors 😉

LA RÉDACTION

CELLULE DE RÉDACTION

C’Koment Publishing Media Group est un consortium de services en communication, presse écrite ou digitale multi-supports. Il ambitionne de devenir un acteur clef du marché des médias camerounais et d’Afrique centrale. A ce jour, le groupe réunit un portefeuille de 4 magazines. Il se positionne comme acteur majeur des médias Lifestyle et tendances au Cameroun. Sa mission : informer, éduquer et divertir à l'aide d'une information qui vous ressemble. Chaque titre veut faire naitre auprès de ses lecteurs des passions, des envies et des rêves en s'adaptant aux réalités de votre quotidien.

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