Les « maestros » du 8ème art au Cameroun

 Pour le commun des camerounais, être photographe est une branche à laquelle on s’accroche quand on n’a rien trouvé de mieux à faire. D’Angèle Etoundi Essama à Mario Epanya en passant par Nicolas Eyidi, nous avons décidé de vous offrir les portraits de quelques camerounais qui font office de maîtres dans le domaine du 8ème art.


Angèle Etoundi ESSAMBA 

Née à Douala en 1962, Angèle Etoundi Essamba a fait ses classes à l’Ecole professionnelle de la photographie d’Apeldoorn à Amsterdam où elle s’installe en 1982.Elle est certainement l’artiste africaine dont le rayonnement à travers le monde est le plus  fort. Son travail accorde une place essentielle à la plastique corporelle, plus encore à la femme africaine à qui elle dédie son art et ce loin de tout stéréotype. Ses photographies sur celle-ci représentent aujourd’hui l’une des plus grandes collections de portraits de femmes noires. Ses œuvres ont été exposées à travers le monde lors d’importantes biennales comme celles de La Havane et de Venise en 1994 ou de Bamako en 2001 ou tout récemment à Dakar où lui a été consacrée une exposition entière pendant un mois au Musée Théodore Monod de l’Institut fondamental d’Afrique noire(IFAN). Angèle est également  un auteur réputé à la tête du magazine I AM : Intense Art Magazine.


 

Nicolas EYIDI 

Nicolas Eyidi est un fervent défenseur de la photographie. Il est totalement contre l’idée selon laquelle la photographie serait un métier dévalorisant, estimant  que quelque soit le métier que nous pratiquons c’est à nous qu’il revient de le valoriser. Le natif de Douala totalise un peu plus de 20ans de carrière au niveau professionnel et un répertoire riche d’au moins 64.000 photos de quasiment toutes les composantes géographiques, culturelles et historiques du Cameroun. En 2014 il est choisit par le Ministère des Arts et de la Culture pour organiser l’exposition « Yaoundé : d’hier à aujourd’hui » en marge de la journée internationale des Archives. Plus qu’un métier, la photographie est devenue pour cet « ancien » une vraie  passion, il regrette tout de même  l’empressement avec lequel se lancent certains jeunes dans la pratique de cet art aujourd’hui. Celui qui a apprit la photographie très jeune au Studio Georges à Douala, estime que l’avenir de cet art s’annonce bien  radieux et pense même que la photo occupera dans les années à venir 60% des activités dans le monde.


Mario EPANYA 

A 40ans, il symbolise à lui seul le paradoxe camerounais dont nous parlions plus haut s’agissant du monde de la photographie. Mario Epanya brille par son talent à travers le monde, tout particulièrement en France. Pourtant, son talent et surtout son nom restent méconnus du public camerounais. Il faut dire qu’il admet lui même ne pas avoir mit les pieds au Cameroun depuis quelques années et y être professionnellement très peu présent. Il se définit comme un autodidacte qui a apprit aux cotés des plus grands photographes. Adepte et amoureux  de la « beauté noire »,il compte à son actif de nombreuses réalisations dans le monde de la mode où il exerce également comme maquilleur professionnel.


Alain NGANN

Il est certainement l’un des photographes camerounais en vogue ces dernières années. Le monde de la mode se l’arrache, ils sont nombreux les mannequins qui aimeraient poser devant son objectif qui a d’ailleurs vu passer parmi d’autres la bloggeuse et mannequin Amanda Efathel. Alain Ngann réside à Douala et est crédité d’un caractère fort sympathique et humble et d’une certaine rigueur quand il s’agit de travail.


Bill AKWA BETOTE

Bill est l’un des plus expérimentés dans le métier. Né au Cameroun en 1952,il décide en 1970 de s’installer à Paris, intéressé par les nouvelles cultures, il cultive sa passion pour celles-ci et pour la photographie devenant ainsi l’un des premiers chroniqueurs photographique africain en France. Ses premières photos seront accueillies par des médias tels que Jeune Afrique, Afrique-Antilles ou encore Muziki Magazine. Il est à l’origine du projet Paris 80’-Pulsations, une exposition mettant en scène de grands noms de la musique africaine tels que Manu Dibango, Ray Lema, Salif Keita et Lapiro de Mbanga, relatant  la montée en puissance des musiques et artistes africains dans les années 80 à Paris. Un bien belle époque pour la musique africaine et un souvenir mémorable pour ce génie du 8 e art.


Orphée NOUBISSI

Âgé de 26ans seulement, Orphée Noubissi s’installe peu à peu comme l’un des photographes les plus en vue de sa génération. Né (lui aussi) à Douala, mais ayant grandi à Paris, le jeune photographe est un autodidacte qui a nourri sa passion pour cet art au point d’en faire son activité professionnelle principale au sortir de ses études de commerce. Son travail frise la perfection car il ne laisse passer aucun détail. Très vite des magazines tels que Roots, Miss Ebène ont fait appel à son talent et à sa faculté à mettre en valeur la lumière et les couleurs.


William Nsai 


Stéphane Tang

LA RÉDACTION

CELLULE DE RÉDACTION

C’Koment Publishing Media Group est un consortium de services en communication, presse écrite ou digitale multi-supports. Il ambitionne de devenir un acteur clef du marché des médias camerounais et d’Afrique centrale. A ce jour, le groupe réunit un portefeuille de 4 magazines. Il se positionne comme acteur majeur des médias Lifestyle et tendances au Cameroun. Sa mission : informer, éduquer et divertir à l'aide d'une information qui vous ressemble. Chaque titre veut faire naitre auprès de ses lecteurs des passions, des envies et des rêves en s'adaptant aux réalités de votre quotidien.

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