FOCUS – Les 22 « DOers » camerounais de 2016 par TROPICS Magazine

 

Le 25 Mai dernier, le magazine TROPICS lançait la première partie de la campagne  « African DOers : Shaping the future of Africa », mettant sous les feux des projecteurs des figures marquantes de l’afro-optimisme, portant chacune dans des domaines distincts & aussi originaux les uns que les autres, l’espoir d’une Afrique dynamique et Terre de créativité.

african-doers-tropicsmagazine-1-800x600

Tour d’horizon des 22 fils & filles du Cameroun, brillant dans ce classement « non-exhaustif », et impactant pour le meilleur la scène entrepreneuriale africaine …


 

1. CHRISTIAN EBOULE, Chef d’édition des émissions « Afrique Presse », « 7 jours sur la planète » et « Africanités » chez TV5 Monde (3ème du classement)

CHRISTIAN-EBOULE

Christian Eboulé est actuellement journaliste, responsable d’édition des émissions « Afrique Presse » et « 7 jours sur la planète » sur TV5MONDE, mais aussi responsable du magazine « Africanités » toujours sur TV5MONDE.

En plus des nombreuses conférences et tables-rondes qu’il a animées, il collabore à de nombreux titres de la presse écrite (Afrique Asie, Afrik.com, Courrier International, Le Monde Diplomatique…) pour n’en citer que quelques-uns.


 

2. WILLIAM ELONG, Startupper & CEO WillAndBrothers (4ème du classement)

William-ellong

Camerounais de nationalité, William Elong est le plus jeune diplômé de l’École de guerre économique de Paris Il nourrit un rêve pour l’Afrique celui de révolutionner le continent noir par l’utilisation des drones. Natif d’Eboné (localité située entre Douala et Bafoussam), il est considéré comme un «petit génie» a 22 ans. Il voit déjà grand et vise même la lune telles sont ses ambitions.
Soulignons que c’est à l’âge de 15 ans qu’il obtint son Baccalauréat. Ensuite, il devient titulaire d’un double-diplôme obtenu trois ans plus tard au sein de la Haute École de Commerce de Yaoundé et de l’École Supérieure de Commerce de la Rochelle. William Elong décroche par la suite un diplôme en stratégie et intelligence économique de l’École de guerre économique de Paris à l’âge de vingt ans.

Selon le jeune diplômé, l’utilisation des drones est d’une importance capitale pour l’évolution de l’Afrique.


 

3. HORTENSE ASSAGA, Journaliste & Présentatrice chez Africa 24 (11ème du classement)

hortense-assaga-1024x683

Hortense Assaga présente «le Mag» sur Africa 24. Cette femme de média s’est faite remarquer autant par les sujets décalés de son émission que par sa coiffure aux cheveux naturels. « Cette coiffure, je ne l’ai pas choisie. C’est que, j’aime les choses pratiques. Quand je me retrouve en mission quelque part où il n’y a pas de salon de coiffure, moi je fais cette tête », tente-t-elle d’expliquer sur le site de MBOA Info. Et de poursuivre en racontant qu’elle a eu des parents qui sont restés très authentiques et lui ont appris à garder son identité. « On doit rester ce qu’on est, même si on a voyagé. Je suis Africaine de Paris », affirme-telle.

Fille de Gabriel Assaga, ancien champion de boxe professionnelle, Hortense a grandi et fait toutes ses études en France, plus précisément dans la capitale française où elle fait Sociologie et Communication, puis deux années de Droit, à l’université de Paris 8. Mais l’ancienne élève du lycée Charlemagne est restée profondément attachée au continent africain. Ses parents l’ont régulièrement amenée en vacances au Cameroun, et même que son papa, féru de boxe, lui offrit le privilège en 1974 de se rendre à Kinshasa dans l’ex Zaïre pour vivre en direct le  »combat du siècle » entre les deux poids lourds américains Muhamed Ali et George Foreman.

L’Afrique dans le cœur depuis l’enfance, Hortense Assaga savait aussi depuis qu’elle est toute gosse quel métier elle allait exercer. «Mon père, avec qui je partageais beaucoup de choses, était un grand lecteur de journaux et un grand auditeur de radios. Il m’a habituée à vivre avec l’information. Et j’ai su dès dix ans que j’allais faire carrière dans le journalisme. A cette époque, on ne voyait pas de journaliste noir à la télévision, donc mon rêve était surtout de travailler dans la presse écrite et à la radio», rappelle-t-elle. Hortense Assaga est une « role model » pour les jeunes générations et une figure incontournable du secteur des médias.


 

4. CELINE VICTORIA FOTSO, Fondatrice Je Wanda Magazine (14ème du classement)

celine-victoria-fotso

Femme d’affaires, designer, community manager ou architecte événementielle, telles sont les multiples casquettes de Céline Victoria Fotso, fondatrice de Je Wanda Magazine.

Riche de ses expériences multiples, cette diplômée en marketing de l’Ecole Supérieure du Management de l’Entreprise à Nice et de l’Académie des Arts et du Design de Montréal, se consacre depuis trois ans à bâtir un pôle d’activités créatives tourné vers l’Afrique.

Ainsi, après avoir collaboré au sein des services marketing et commercial d’enseignes de renom telles que Yves-Saint Laurent, Michaël Kors, Smalto, ou encore Réminiscence, cette passionnée de culture, d’Afrique aux goûts éclectiques finit par créer Je Wanda & Co, un concept nouveau à mi-chemin entre le web, l’événementiel, la mode et la communication. Véritable fruit de sa brillante inventivité, et de son insatiable fascination pour les individus et la mixité des cultures.

Son rêve : Incarner une Afrique jeune, moderne et en mouvement, loin des multiples stéréotypes négatifs récurrents. Autrement dit, montrer une Afrique résolument positive qui ose.


 

5. NICOLE MBALLA-MIKOLO, Journaliste & Nouvelliste chez Amina (20ème du classement)

Nicole-Bouquet-Mikolo

Nicole Mikolo est née en Allemagne de parents camerounais. Elle a fait ses études en France et au Japon. Elle est journaliste, correspondante du magazine panafricain Amina au Congo-Brazzaville. Elle travaille également comme Responsable Commerciale dans une multinationale française à Pointe-Noire au Congo.

« Les  calebasses  brisées » paru chez l’Harmattan est un roman qui parle  des  femmes du  continent et porte un regard  sur trois femmes: Aminata, Bibiche et  Emilienne. Une  histoire  faite de  déceptions, d’humiliations subies à cause de certaines  traditions  rétrogrades. « Ce  sont  des  problèmes non  pas de  nationalité. Ils  sont inhérents à toute l’Afrique. À travers « Les  calebasses brisées », j’ai juste  voulu  faire passer un   petit   message. Dire  aux  femmes que tout peut passer  par elles, » a-t-elle expliqué lors d’un entretien avec Adiac-Congo.

« Les calebasses brisées » est un bel ouvrage que chaque femme devrait lire. S’appuyant sur l’infériorisation de la femme à travers les âges dans tous les domaines de la société, Nicole Mballa-Mikolo s’attache à démontrer que tout, les parents, la société, la religion, formate les femmes dans leur infériorité par rapport aux hommes; et que mariage et enfants sont un piège qui les cloue à la maison et les empêche de se réaliser en tant qu’individu à l’extérieur. D’où l’appel de Nicole Mikolo-Mballa à toutes les femmes pour une égalité homme/femme qui selon elle rendrait les deux plus libres…
Quoiqu’il en soit, les faits sont là… présentés, détaillés, analysés. Un roman à lire, tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un texte militant: le credo d’une femme engagée pour la reconnaissance du droit des femmes.


 

6. MANU DIBANGO, Saxophoniste & Chanteur (30ème du classement)

manu-dibango-1024x581

Naissait à l’aube des années 70, la « world music » avec le titre « Soul Makossa » Son auteur, Manu Dibango, est un personnage-clé de la fin du XXe siècle. Que son œuvre soit inégale, c’est une évidence. Parce qu’il ne cherche pas le sans-faute et le succès à tous les coups. Manu Dibango est au moins autant journaliste, anthropologue ou philosophe, que musicien. Sans lui, la « world » aurait sans doute fini par exister : mais au moins cinquante ans plus tard !

Le 12 décembre 1933 naît à Douala au Cameroun Emmanuel N’Djoké Dibango. Son père est issu de l’ethnie Yabassi, sa mère est douala. Cette différence est importante dans un pays qui vit selon les rites ancestraux. Chez lui, le jeune Manu parle essentiellement le douala. Son père est fonctionnaire. Sa rigueur morale est un exemple pour son fils. Sa religion n’y est sans doute pas étrangère. En effet, les Dibango sont protestants. Le soir, Manu va au temple et sa mère s’occupe de la chorale.

Sa scolarité commence par l’école du village et se poursuit à « l’école des blancs ». C’est là qu’il fait l’apprentissage du français. Une fois son certificat réussi, son père veut l’envoyer faire ses études en Europe.

Au printemps 49, le jeune Manu, ravi d’aller à la découverte du monde, effectue un long périple en bateau et accoste à Marseille. Sa famille d’accueil se trouve en réalité à Saint Calais dans la Sarthe, un département de l’ouest de la France. Il est inscrit à l’internat. En 1950, il va au lycée à Chartres, un peu plus au sud. Il y retrouve quelques africains, généralement des fils de bonne famille. Mais cet environnement lui convient mieux. Il se sent plus à l’aise.

Il fait ses débuts musicaux en grattant d’abord la mandoline, puis en apprenant le piano. Lors d’un séjour dans un centre de colonie réservé aux enfants camerounais résidents en France, il rencontre Francis Bebey, un peu plus âgé que lui, qui est un fan de jazz. Armstrong et Sidney Bechet sont pour lui, les deux figures emblématique du jazz noir-américain. Les deux jeunes gens forment à cette occasion un petit groupe où chacun s’essaie à la pratique de son instrument favori.

C’est à cette époque-là qu’il découvre aussi le saxophone. Il commence à prendre des cours. La musique est un hobby mais en aucun cas, il ne pense à en faire un métier. Il passe donc la première partie de son baccalauréat à Reims, ville dans laquelle il a trouvé une nouvelle école. L’année scolaire suivante est marquée par son embauche pour les week-ends dans une boîte de nuit locale, le Monaco. S’il pense faire par la suite une école de commerce, son projet tourne court. En effet, il échoue à la seconde partie du baccalauréat. En cette année 56, son père mécontent, lui coupe les vivres.


 

7. GUY GWETH, Consultant en intelligence stratégique, spécialiste des marchés africains & CEO de Knowdys LLC (34ème du classement)

guy-gweth-1024x576

Ancien de la 4ème promotion de l’Executive Doctorate in Business Administration de Paris-Dauphine, de l’Ecole de Guerre Economique, et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Paris, il est également diplômé de l’Institut International de Communication de Paris et de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Yaoundé II.

Avant de fonder l’agence Knowdys, Guy Gweth a été pendant sept ans consultant en gestion des risques et enquêtes au profit de plusieurs gouvernements d’Afrique centrale, de grands groupes, d’ONG et de think tanks. Parmi ses références, on compte notamment: Caritas Internationalis, EDF R&D, Exxon Mobil, ENAM, Friedrich Ebert Stiftung, Sanofi Aventis, et USAID.

Multi-spécialiste et speaker pour entreprises et grandes écoles, Guy Gweth dirige la conférence Doing Business in Africa au sein du MBA « Stratégie et développement d’affaires internationales » de l’Ecole Centrale de Paris (en co-accréditation avec EMLYON Business School), et intervient comme expert au sein de l’agence suisse ECOFIN et chez Commodesk (premier site français d’informations sur les matières premières).

Responsable de l’intelligence économique au sein du journal financier Les Afriques, Guy Gweth est membre de la branche américaine des SCIP (Strategic and Competitive Intelligence Professionals) depuis 2007.


 

8. SAIDOU ABATCHA, Chanteur Comédien & Humoriste Peulh (36ème du classement)

saidou-abatcha-1024x576

Il est Maître Abatcha dans « Looking for Mr. Castang », la dernière production d’Edouard Baer. Des mots pour rire. L’expression résume le travail du comédien franco-camerounais Saïdou Abatcha qui a fait du proverbe africain matière à rire et à penser. Alors que s’achève la première partie des représentations de Looking for Mr. Castang, la dernière pièce d’Edouard Baer, Maître Abatcha, le sage africain qu’il interprète, s’éclipse pour faire place à Saïdou Abatcha.

Il aime mots. Les bons mots. Les prix Raymond Devos, au festival d’humour de Monnaie, et le prix de la presse au festival de Rochefort (Belgique), décernés en 1998, ont récompensé la qualité des textes et des joutes linguistiques auxquelles Saïdou Abatcha aime à se livrer sur scène. A 43 ans, ce Peul natif du nord du Cameroun est un puits presque intarissable de proverbes africains.


 

9. MARIO EPANYA, Photographe & Maquilleur professionnel (38ème du classement)

mario-epanya

Mario Epanya, originaire du Cameroun arrivé en France en 2000, a d’abord travaillé comme maquilleur pour les défilés et magazines de mode avant d’évoluer vers la photographie. Que ce soit en tant que photographe ou maquilleur professionnel, Mario sublime le plus souvent des beautés diverses. Est-ce seulement un choix artistique ou aussi une certaine façon de « militer » et de « promouvoir » la beauté des femmes noires? lui demande Biloa Magazine.

« C’est du militantisme, pour moi la beauté est diverse. Il n’y a pas une beauté mais des beautés. Les différences culturelles, esthétiques existent et faut respecter cela. C’est juste cette absence de diversité dans l’univers dans lequel j’évolue qui m’a poussé à le faire. J’ai souvent entendu des choses horribles sur la diversité… Mais nous vivons dans un monde coloré dans sa nature la plus profonde, il suffit de voyager un peu ou à la limite de regarder autour de soi. 
Mais il faut aussi passer un message aux femmes noires qu’elles assument leur identité, et arrêter de croire qu’il suffit de rentrer dans un moule imposé par quelques médias pour être « belle ». »


 

10. DENISE EPOTE, Journaliste & Directrice de TV5 Monde Afrique (42ème du classement)

denise-epote

Denise Epoté, de son véritable nom Denise Laurence Djengué Epoté, est une journaliste de nationalité camerounaise à la tête de la direction Afrique de TV5 Monde. Elle est née le22 novembre 1954 à Nkongsamba (département du Moungo) au Cameroun.

Elle est la première journaliste à présenter le journal télévisé en langue française sur la télévision publique nationale, la Cameroon Television (CTV) et qui deviendra par la suite laCameroon Radio Television (CRTV).

Née le 22 novembre 1954, son père, Jean Claude Epoté est fonctionnaire, et contrôleur des finances, et sa mère Mispa Florina Mbella a travaillé au trésor de Douala. Tous deux sont aujourd’hui retraités.
Ainée d’une famille de deux filles et deux garçons, après ses études secondaires au Lycée Général Leclerc de Yaoundé, elle est admise à l’École Supérieure Internationale de Journalisme de Yaoundé ( ESIJY) renommée aujourd’hui École supérieure des sciences et techniques de l’information et de communication de Yaoundé.
En 1991, elle se marie au directeur adjoint des grands travaux du Cameroun de l’époque, M. Durand de qui elle est divorcée aujourd’hui.


 

11. CHRISTIAN NGAN, Entrepreneur & CEO Madlyn Cazalis (59ème  du classement)

christian-ngan-africandoers-tropicsmagazine

Madlyn Cazalis est le Numéro 1 de la cosmétique 100% naturelle pour peaux noires et métissées en Afrique Sub-Saharienne.

Madlyn Cazalis possède une gamme variée de 20 produits de soins de la peau distribués dans plus de 60 points de vente (pharmacies, instituts de beauté et supermarchés) en Afrique Centrale (Cameroun et Gabon) et possède plus de 100 Madlyn Cazalis Ambassadors. La marque a déjà servi et conseillé plus de 30.000 clients dans plus de 10 pays d’Afrique (Gabon, Sénégal, Côte d’Ivoire etc.) à travers ses distributeurs, ses services de vente directe et ses différentes plateformes de vente en ligne.

La marque produit des lotions, crèmes, laits de toilette, sérums, masques, savons et gommages avec des ingrédients naturels aussi variés que l’aloe vera, le citron, le melon, le concombre, l’huile d’olive, le coco, le beurre de cacao ou le karité. La marque prône la naturalité, la qualité, le service et sensibilise sa clientèle aux risques liés à la dépigmentation volontaire de la peau en organisant ou parrainant des évènements annuels tels que le Madlyn Cazalis Meeting.

Madlyn Cazalis a reçu de nombreuses distinctions internationales depuis sa création : Forbes, Forbes Afrique, CNBC Africa, The Guardian, Inspire Afrika, CEO Magazine, Banque Islamique de Développement, Royaume du Maroc, The Nation et Brand Africa. Son fondateur a été classé deux fois consécutivement par le magazine Forbes parmi les 30 entrepreneurs africains les plus prometteurs en Afrique, classé parmi les 100 leaders économiques de demain par l’Institut Choiseul, dans le Top 35 Africans under 35 par le Young People in International Affairs et nominé Young Business Leader of the Year par CNBC Africa. Madlyn Cazalis a été classée parmi les 10 start-up les plus prometteuses en Afrique par le Erasmus Centre for Entrepreneurship et par l’African Leadership Network, l’un des réseaux de décideurs les plus influents en Afrique.


 

12. CHRISTIAN ABEGAN, Chef Cuisinier & Conseiller Culinaire (63ème du classement)

chef-christian-abegan-africandoers-tropicsmagazine

Issu d’une formation classique, diplômé de l’école du « Cordon Bleu » à Paris, Christian Abégan  a longtemps exercé en Afrique auprès des chaînes hôtelières avant de passer consultant en Cuisine  afro-caribéenne. Grâce à cette dernière expérience, il a développé une connaissance pointue du sujet.

Né au Cameroun, Christian Abégan, est un artiste pluridisciplinaire, qui se définit par trois « C » entrelacés… Teinté de diversté, il est à la fois, Chef de Cuisine, Conseiller culinaire & art de la table, et Chanteur lyrique. Cette touche d’originalité : ce metissage de goût, de saveurs, de tradition et de modernité se retrouve aujourd’hui, au sein de son restaurant le Palanka Paris ouvert à tous les amoureux de la gastronomie. On se complait donc à écouter cet homme de goût tant sur ses discours culinaires qu’à travers un micro, où sur scène, la magie vocale de sa voix basse, nous laisse incontestablement sans voix. C’est l’Abéganescence !

L’Institut de la Gastronomie Française l’a récompensé en Novembre 2010 en lui décernant le Grand Diplôme d’Honneur. Il fait partie du Jury de l’émission Star Chef mais il accompagne aussi les candidats avec ses conseils avisés de grand professionnel de la cuisine.


 

13. IMANE AYISSI, Danseur, Mannequin & Styliste (78ème du classement)

imane-ayissi-africandoers-tropicsmagazine

Imane Ayissi , est un Artiste Camerounais. Né N 1968. Imane Ayissi est danseur, mannequin et styliste. Il est Camerounais. Son corps semble sculpté dans l’ébène, et son esprit pense droit.
Imane Ayissi a la souplesse féline que lui ont donnée ses années de danse et la franchise de ceux que la vie n’a pas toujours gâtés. Débarqué en France de son Cameroun natal en 1991, il connaît les années de galère, travaille pour payer ses premières photos, n’aura ses papiers qu’en 1996. Cet enfant du pays né en 1968 d’un père boxeur, champion d’Afrique des poids moyens, et d’une mère élue Miss Cameroun – la première de l’indépendance -, est un ancien danseur du Ballet National du Cameroun. En Europe, il travaille avec les grands noms de la chanson antillaise, donne des cours de danse, chorégraphie ses propres spectacles.

En parallèle, Imane exerce le métier de mannequin. En 1999 il est choisi pour une série de photos sur lesquelles il porte les bijoux des créateurs de la Place Vendôme.

Imane Ayissi en est à sa sixième collection en tant que styliste.  » J’ai commencé à dessiner très tôt. Je coupais des torchons, j’assemblais des tissus. Ma tante m’a offert une machine à coudre et j’ai fait des robes pour ma mère et ma sœur. J’ai appris sur le tas, je n’ai pas fait d’école de stylisme.  » Là encore, le chemin est ardu.  » Depuis 10 ans que je travaille au niveau international, cela fait seulement 5 cinq ans que j’ai du succès. « 

Imaginatif, il a besoin de trouver un fil conducteur pour chacune de ses collections : »Lorsque je créé des vêtements, j’aime raconter une histoire, mélanger le mouvement, la danse. J’aime la mise en scène. Dans ma collection de l’année dernière  » La traversée du 3ème millénaire «, je racontais l’évolution des tissus et celle des hommes. « 


 

14. PAUL ROGER « ZENAM », Directeur Artistique & Fondateur de la marque ZENAM (90ème du classement)

paul-roger-zenam-africandoers-tropicsmagazine

L’Afrique est la mère d’un peuple merveilleux talentueux dans l’art et la mode. Avec beaucoup d’efforts, Paul Roger Tanonkou est l’un de ceux qui ont pu les porter autour du monde et l’affirmer sur les podiums internationaux répandant ainsi leur créativité et notre culture.

« Je regrette, cependant, de noter, souvent, que la plupart de mes frères africains, en particulier ceux qui ont réussi, dans de nombreuses occasions publiques, telles que des concerts, des cérémonies, des réunions politiques, ne portent pas une tenue inspirée par l’Afrique ou même traditionnelle. Nous devons être les premiers à valoriser nos créations. Ce serait une démonstration de la fierté et l’orgueil de notre origine et pas moins un geste d’amitié entre les Africains du monde entier. »

Recourir à la mode pas pour la beauté de ce monde mais pour vaincre les préjugés et les limites au sein de son système et de la société qui regarde attentivement, tel est le leitmotiv du patron de la marque ZENAM qui ne cesse de conquérir les cœurs du public italien et international.


 

15. TONJE BAKANG, Founder & CEO Afrostream (92ème du classement)

tonje-bakang-african-doers-tropicsmagazine-1024x1024

Tonjé Bakang est un pro de l’Entertainment. Vingt ans qu’il s’évertue à éduquer le monde par le divertissement. Cette année, parrainé par Fabrice Eboué, le jeune homme se spécialise dans la réalisation et la production audiovisuelles afro. Son projet, Afrostream, sonne comme l’aboutissement de dix ans d’engagement envers les communautés.

Le costard cravate, on oublie. Jean, perfecto en cuir clouté, et sac à dos. À première vue, Tonjé Bakang est loin de l’image que l’on se fait d’un entrepreneur. À 34 ans, le jeune homme dispose déjà d’une grande expérience dans le milieu de l’Entertainment et de gros succès à son actif. Producteur pour le théâtre et la télévision, réalisateur, directeur artistique, il a touché à tout. Plus qu’un simple business man, il a fait de sa carrière un véritable engagement social. « J’ai toujours voulu apporter aux gens ce que j’ai eu la chance d’avoir naturellement avec ma famille. C’est à dire de l’éducation, de l’espoir. Et ça passe beaucoup par le divertissement ».

Ses parents lui ont toujours fait comprendre qu’aucun objectif n’était hors d’atteinte. Il les a pris pour modèle et ça lui a réussi ; alors aujourd’hui, à son tour, il veut montrer l’exemple. Ou plutôt montrer des exemples. Mettre en avant le parcours d’hommes et de femmes trop souvent laissés de côté par les médias traditionnels. Ainsi, « parce que des histoires les auront inspirées et à force de se questionner sur leurs origines, des individus dans le monde prendront confiance en ce qu’ils peuvent accomplir »C’est comme ça qu’au fil des ans, la représentation des communautés est devenue son objectif premier.

De là, on ne l’arrête plus. Fier : « Quand mes frères et sœurs partaient en vacances en colonie où à l‘étranger moi j’allais travailler gratuitement sur des films ». De tournages en tournages, il apprend les rouages du métier et se fait des contacts.

Pourtant, depuis, le jeune entrepreneur a quitté la scène comique. Désireux de porter la voix des minorités au-delà que les salles de théâtre, il se lance sur le web. Son nouveau bébé, Afrostream, est depuis mai 2015, le premier service de vidéo à la demande (VOD) spécialisé dans la diffusion de contenus afro. (Lire la suite sur ici)


 

16. SAMUEL ETO’O, Football International (114ème du classement)

Samuel Eto'o

Samuel Eto’o Fils, né le 10 mars 1981 à Nkon, est un footballeur international camerounais évoluant au poste d’attaquant à Antalyaspor. Il possède également un passeport espagnol (ce qui est théoriquement strictement interdit par le code de nationalité camerounaise).

Considéré comme l’un des meilleurs footballeurs au monde de sa génération et l’un des meilleurs joueurs africains de tous les temps, Samuel Eto’o a marqué 130 buts en cinq saisons avec le FC Barcelone. En 2009 avec le club espagnol, puis en 2010 avec l’Inter Milan, il est devenu le premier et le seul joueur à remporter deux triplés (Championnat-Ligue des champions-Coupe) consécutifs. Il est le seul joueur en activité avec Cristiano Ronaldo, Raúl et Lionel Messi à avoir réussi à marquer dans deux finales de Ligue des champions et le quatrième joueur, après Marcel Desailly, Paulo Sousa et Gerard Piqué, à avoir remporté la Ligue des champions deux années de suite avec deux équipes différentes, il est aussi le seul Africain à l’avoir remportée à trois reprises. Il est considéré comme le meilleur numéro 9 de l’histoire du FC Barcelone par le club et ses socios.

Avec l’Ivoirien Yaya Touré, ils sont les deux seul joueurs à avoir reçu à quatre reprises, le titre de Ballon d’or africain de l’année en 2003, 2004, 2005 et 2010 ; l’ivoirien étant le seul à l’avoir remporté quatre fois de suite. Samuel Eto’o a remporté les Jeux olympiques 2000 de Sydney, il a gagné les CAN 2000 et 2002, et a participé à la coupe du monde 1998, à la coupe du monde 2002, à la coupe du monde 2010 et enfin à la coupe du monde 2014. Il est le meilleur buteur de l’histoire des Lions indomptables et meilleur buteur de l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations, ainsi que le meilleur buteur de l’histoire du RCD Majorque.


 

17. LAURA EBOA SONGUE, Fondatrice de l’agence A-Listers & Co-Fondatrice FashizBlack (115ème du classement)

laura-eboa-songue-africandoers-tropicsmagazine

Laura Eboa Songue est la fondatrice de l’agence marketing A-Listers et co-fondatrice du magazine Fashizblack. Originaire du Cameroun, elle confie à SHINE AFRICANA qu’elle a passé ses 17 premières années, tout son cycle primaire et secondaire, à Douala, avant de s’installer à Paris, où elle réside depuis plus de 10 ans maintenant.

« Mon cursus a été classe prépa + école de commerce, durant lequel j’ai lancé avec deux associés ma première entreprise dans le domaine des médias, le magazine Afropolitain premium FASHIZBLACK. »

D’autre part, sa seconde entreprise A-Listers est un réseau social BtoB exclusif au sein de laquelle les influenceurs célèbres ainsi que les marques Africaines parviennent à interagir pour créer de nouveaux partenariats. Le site a aussi un pendant agence.


 

18. PAOLA AUDREY NDENGUE, Rédactrice en chef LIFE Magazine & Co-Fondatrice FashizBlack (117ème du classement)

paola-audrey-ndengue-africandoers-tropicsmagazine

Paola Audrey N. est une entrepreneure, consultante et éditorialiste franco-camerounaise. Née et élevée à Douala (Cameroun), elle s’installe en région parisienne à l’âge de 12 ans.

A 18 ans, elle fait le choix de s’orienter vers les métiers du luxe. C’est alors qu’elle co-fonde FASHIZBLACK – qui est aujourd’hui un des médias afro-français de référence en matière de Mode – pendant ses études en classe préparatoire au lycée Henri IV à Paris. De blog mode, ce projet va se transformer en magazine digital et c’est à son retour d’un séjour à New York en 2012, qu’elle prendra les rennes de la version imprimée de FASHIZBLACK.

De 2008 à 2014, elle va chapeauter la production de chaque numéro du magazine, distribué dans les kiosques d’une dizaine de pays à l’international (Afrique du Sud, Belgique, France, Kenya, Angleterre…). Paola va également encadrer les équipes éditoriales web et print, ainsi que les collaborateurs étrangers (photographes, stylistes, maquilleurs).

De plus en plus sollicitée pour son expertise en matière de marketing créatif, communication et nouveaux médias, elle devient consultante et accompagne des créateurs, artistes et entrepreneurs basés dans (ou ciblant) les principaux marchés émergents en Afrique francophone. Elle finit par fonder son agence créative dédiée à l’Afrique, PANNELLE & Co, à la fin 2013. Pour le compte de cette agence, elle va accompagner et conseiller entre autres le rappeur Stanley Enow (primé aux MTV Africa Music Awards 2014), le mannequin Amanda Efathel (élu Top Model africain de l’année au Festival International de la Mode Africaine en 2013) ou encore KIFF NO BEAT, le groupe-phare du Hip Hop ivoirien avec lequel elle travaille encore à ce jour.


 

19. ANNA NGANN YONN, Fondatrice de la marque Kreyann (123ème du classement)

anna-ngann-yonn-africandoers-tropicsmagazine

Anna Ngann Yonn est l’heureuse créatrice de la marque Kreyann. Elle vit à Douala avec son mari et ses trois enfants.

Originaire de la grande famille Ndog Bianga du village Ngonga dans la Sanaga Maritime et NdogTindi du village Lika, elle dit avoir toujours eu la passion de la mode, dès l’âge de 13 ans. Une vraie vocation. ‘Mes deux grand-mères faisaient de la couture mais je crois que j’ai surtout été influencée par la garde-robe de ma mère qui voyageait énormément à travers le monde et qui ramenaient de magnifiques vêtements et tissus, des pays qu’elle visitait.’

Titulaire d’un baccalauréat D (scientifique), elle décide de se lancer dans des études de mode en France et de ne pas faire, comme son père le lui demandait, une école d’infirmière comme sa mère. Elle est diplômée de la prestigieuse école supérieure des arts de la mode de Paris (ESMOD).

En 1992, elle rentre au Cameroun. Un retour pas évident : « Je me demandais si j’avais fait le bon choix. Finalement, j’ouvre une petite structure. Je commence avec une machine, puis, deux et ainsi de suite, jusqu’à ce jour où je suis à la tête d’une petite industrie de mode qui a sa propre marque ; Kreyann.

Anna Ngann Yonn parle de sa marque avec passion. Rien ne peut l’arrêter : « Kreyann, qui signifie « Création Anne » est une marque qui est essentiellement basée sur le métissage de culture. Les formes sont simples et puériles, mais on essaye de s’inspirer de différentes cultures pour agrémenter nos vêtements et ainsi, retrouver le style qui est le notre ; le métissage. Kreyann, est une ligne de vêtement femme, prêt-à porter et couture. J’essaye avec mon équipe de trouver le juste dosage qui plaira à ma clientèle. Nous travaillons avec plusieurs matières, essentiellement des matières naturelles, comme la soi, le coton, le lin. Ce sont des matières que nous prenons sous différentes formes, c’est-à-dire des brutes, des épurés… »

Sa grande fierté est de présenter ses collections aujourd’hui dans le monde entier. Elle a commencé à Paris, Luanda, Johanesbourg, île Maurice, Abuja…


20. SAMUEL NJA KWA, Journaliste & Photographe (124ème du classement)

samuel-nja-kwa-africandoers-tropicsmagazine

Samuel Nja Kwa propose ses photos sur le jazz, la Rumba, les musiques mandingues, reportages en Afrique, voyages, cinéma et fine Art.

Photographe franco-camerounais, Samuel Nja Kwa est né à Paris. Il vit et travaille entre la France, la Caraïbe, les Etats-Unis et l’Afrique. Suite à des études en sciences politiques (Université du Québec à Montréal), il devient journaliste et se spécialise aux cultures africaines. Au fil des années, il est à la fois journaliste, photographe, animateur de la vie culturelle et artistique.

Après différentes collaborations avec des magazines et agences (Panapress, Dalle, Miss Ebène, Elle, Télérama, la Revue Noire, Africultures, Créola, Jeune Afrique), Samuel Nja Kwa est aujourd’hui photographe indépendant. Il effectue des reportages à travers le monde. Son expérience professionnelle diversifiée témoigne de l’étendue de son registre.
En 2011, Samuel Nja Kwa publie un livre intitulé « Minorité Visible Cinéma Invisible ». Soutenu par le pôle cinéma de l’Institut Français, son œuvre est présentée dans des festivals de cinéma africains et caribéens à travers le monde.
Depuis 1997, le photographe a prit part à de nombreuses expositions, individuelles et collectives en Europe, au Canada et en Afrique.


 

21. FRANCOISE ELLONG, Réalisatrice-Scénariste (127ème du classement)

francoise-ellong-africandoers-tropicsmagazine-1024x503

Le 8 Février 1988, Françoise Ellong naît dans la ville de Douala au Cameroun. Dès lors qu’elle apprend à écrire, son sens de l’imagination se révèle peu à peu à sa famille. A 11 ans, elle arrive dans la petite ville de Brunoy en France où elle vit avec son oncle.

L’année 2006 devient celle de ses premiers pas en tant que scénariste mais également réalisatrice, tandis qu’elle poursuit en parallèle ses études en Information et Communication à Paris, suivi d’un Master en Cinematography and Postproduction à l’Université de Greenwich à Londres qu’elle obtiendra avec mention.

De 2006 à 2012, neuf courts-métrages naitront de sa passion pour l’écriture et la réalisation. Neuf films en français et en anglais tournés aussi bien en pellicule qu’en numérique, dont plusieurs expérimentaux et quatre oeuvres qui feront parler d’elles et seront primées à plusieurs Festivals dans le monde.

 

Parmi elles, « NEK », réalisé en 2010. Le film parle de Nazisme et évoque la notion de repentir. La réalisation de ce court-métrage sera une véritable épreuve pour la jeune réalisatrice, qui dans ce film, mêle fiction et événement historique. « NEK » est tourné en Juin et est projeté pour la première fois à Paris en Septembre de la même année. Le bilan deux ans plus tard est de 6 prix (Ours de Bronze en Autriche, Grand Prix, Meilleure Image, Meilleur Son à Douala,Best Fiction à Yaoundé, Mention Honorifique concours de scénarios en France) à travers le monde et plusieurs projections.

 

Mai 2012 marque la naissance du premier projet de long-métrage : « W.A.K.A ». Alors de retour du 66è Festival de Cannes, elle est incite par un ami producteur et réalisateur indépendant, à franchir cette ultime étape tant convoitée par tous les réalisateurs en devenir. Après plusieurs courts-métrages tournés entre la France et l’Angleterre, Françoise sait d’emblée que pour ce passage important, son souhait est de poser sa caméra sur les terres qui l’ont vu naitre : l’Afriqu e…


 

22. CHRISTELLE KEDI, Artiste Maquilleuse & Styliste de photographie (129ème du classement)

christelle-kedi-africandoers-tropicsmagazine

Christelle Kedi est une artiste maquilleuse et styliste de photographie d’origine camerounaise. Installée à Londres depuis plusieurs années, elle y suit une formation universitaire en art, qui lui ouvre les portes de l’industrie de la mode.
Passionnée d’histoire de l’art, Christelle fait de l’esthétisme Afro l’un de ses thèmes de prédilection.
Depuis 2007, elle exerce auprès de nombreux professionnels de la mode (dont les magazines National Geographic Green, New African Woman, Fab magazine, The voice, Body Beautiful) et sera même nommée aux BEFFTA Awards (Black Entertainment Film Fashion télévision and Arts Awards).
Pour Christelle, « les standards esthétiques construisent l’identité mentale et psychologique d’une communauté, au même titre que son histoire ».
En ce qui concerne les choix esthétiques des femmes noires, le message que Christelle Kedi souhaite délivrer est le suivant :
« le défrisage et le blanchiment de la peau sont des choix qui reflètent un désir,conscient ou pas, d’association et assimilation visuelle aux autres communautés ».
Pour se faire, elle anime régulièrement des séminaires et ateliers sur divers aspects de la question esthétique tels que les couleurs, la photographie, l’identité visuelle, l’art etc.

Retrouvez le classement African DOers dans son intégralité ici.

4 Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>