CE QUE J’AIME LE PLUS À DOUALA C’EST …

« C’est ce marchand d’arachides que j’ai croisé une seule fois en juillet et que je ne reverrai sûrement jamais… »

Source : cameroun-decouverte.net
Source : cameroun-decouverte.net

Douala. Capitale économique du Cameroun. Douala. Ville où l’argent circule. Douala. Ville qui vit, de jour comme de nuit. Que de casquettes pour ce joyau urbain, qu’on aime …tant.

Loin des multinationales aux capitaux gigantesques, mon cœur va vers les travailleurs de l’ombre de ma ville. De l’ombre ? Non. De l’espoir, je préfère. Que ce soit les vendeurs au marché, ceux qui tiennent une petite table à call-box et autres sucreries, ou encore les vendeurs ambulants, la ville bouillonne de par leur présence.

Eh Assooooooo ! Mes prunes sont bien sucrées !

J’aime ce brassage qu’entraîne l’acte de vente (ou d’achat). Ça vous est déjà arrivé d’aller acheter quelque chose et de rester plus longtemps que prévu parce que vous discutiez avec le commerçant ou écoutiez les commentaires de la boutique ?

Moi c’est ma vie. Et des fois on développe de belles relations comme ça. Mais le but n’était pas de tomber dans le sentimental.

Les commerçants sont des commerciaux, des gens qui savent discuter, des gens qui savent vous mettre à l’aise, des gens souriants. C’est ce marchand d’arachides que j’ai croisé une seule fois en juillet et que je ne reverrai sûrement jamais. C’est aussi ma coiffeuse, que je connais depuis toujours, ou du moins que je crois connaître. Que sais-je de ce qu’elle vit dans son foyer d‘ailleurs ? De ce qu’elle fait de son temps libre ? De ce qu’elle préfère d’entre ketchup et mayo ? Rien.

Mais je crois que c’est le propre de la vie et des relations humaines. Des fois il n’y a pas besoin de trop creuser. Un sourire, un « hey ! » de la main, des mots gentils quand on se voit… et ça suffit à marquer les esprits et à rendre un peu plus agréable le passage de chacun ici-bas.

Je ne savais pas trop où j’allais en posant les premiers mots de ce texte, je savais juste que je voulais parler de ces gens qui n’ont pas le choix de se lever ou pas le matin. Ils ne peuvent pas inventer d’excuses, avoir un arrêt maladie. Ils sont très souvent leurs propres patrons. Ils se lèvent chaque matin pour pouvoir avoir quelque chose le lendemain. Je voulais juste parler de ces commerçants qu’on retrouve à tous les recoins de ma belle ville et qui la rendent si chaleureuse.

Maintenant je sais que ce que j’aime le plus à Douala, ce sont nos commerçants…Ces vendeurs de rêve.

« Ces meilleures annonces du Cinéma Le Wouri sur la FM 105, qui peut les oublier ? »

Cinéma Le Wouri à Douala

 

Une amie m’a demandé si je pensais qu’une salle de bowling pourrait avoir du succès auprès des jeunes de Douala (toutes classes sociales confondues). Comme on dit chez nous, je me suis demandé comment elle pouvait poser la réponse. Il y a un manque cruel de divertissement pour les jeunes. Et pourtant les parents de Nganguè comme de Kotto, de Bédi comme de Bonapriso savent serrer la ceinture s’il faut sortir un billet afin que leurs enfants passent du bon temps.

Nostalgie, quand tu nous tiens !

Ces meilleures annonces du Cinéma Le Wouri sur la FM 105, qui peut les oublier ? Calées dans un coin de ma mémoire, j’y pense… je souris.

Jetez un coup d’œil au #TBCineKamer sur Twitter pour vous replonger dans l’univers de feues nos salles de cinéma. Parce qu’il y a encore quelques années les jeunes de Douala pouvaient se retrouver ailleurs qu’à la Canne à sucre, au Boucan, et autre Opium.

On pouvait par exemple se balader à la base Elf, respirant l’air frais des berges du Wouri, profitant de la belle vue. Aujourd’hui Tonton Dangote y construit une cimenterie alors bon…

Non loin de là, au rond-Point 4ème, un mini parc d’attractions présent depuis de nombreuses années faisait et fait encore la joie des plus jeunes. Je me rappelle aussi de ce manège à côté de l’hôpital de Bonamoussadi. Mes souvenirs me ramènent même en 2004 quand la compagnie Royal Circus s’était installée au Parc des princes et j’avais des étoiles dans les yeux.

Il en faut peu pour être heureux, surtout quand on est enfant. Et je n’ai aucun doute que les grands enfants que nous sommes trouveront le moyen de faire rêver les plus jeunes de Douala.

D’ici là, les grands enfants peuvent depuis Juin 2014 « turn up » aux différents Apéro Street et autres Freaky Fridayz organisés un peu partout dans la ville.

Je rends hommage à la jeunesse de Douala, jeunesse dynamique, jeunesse créative.

Je pense aussi à mes plus jeunes années, et aux bons moments passés alors grâce aux loisirs de ma ville.

Parce que Douala et ses ressortissants me font rêver <3.

 

Par Débora Bell

LA RÉDACTION

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C’Koment Publishing Media Group est un consortium de services en communication, presse écrite ou digitale multi-supports. Il ambitionne de devenir un acteur clef du marché des médias camerounais et d’Afrique centrale. A ce jour, le groupe réunit un portefeuille de 4 magazines. Il se positionne comme acteur majeur des médias Lifestyle et tendances au Cameroun. Sa mission : informer, éduquer et divertir à l'aide d'une information qui vous ressemble. Chaque titre veut faire naitre auprès de ses lecteurs des passions, des envies et des rêves en s'adaptant aux réalités de votre quotidien.

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